Les débuts du chantier

La démolition a commencé par quelques petits coups de masse et de pied de biche de ci, de là, tout d’abord pour essayer d’y voir clair sous cet agglomérat de dentelles, tapisseries, polystyrène sculpté et revêtements de sol en PVC. Les premières tentatives de démontage ont été peu fructueuses : Sous le papier peint, un autre papier peint, sous le PVC imitation bois, une couche de PVC imitation bois ! Il allait falloir creuser plus loin.

Le vrai coup d’envoi a été donné le week-end du 18 au 20 décembre à l’occasion d’un premier chantier participatif de démolition. Grâce à l’aide précieuse et mille fois inestimable de Sébastien, Charly, Lulu, Eva, Sébastien (un autre), Rémi et Olivier, on a réussi à bien creuser dans les strates qui s’étaient accumulées au cours de l’histoire de cette maison. En un jour et demi, 12m² de gravats étaient déjà accumulés, et tout le monde s’est retrouvé au chomage technique puisque la benne ne pouvait pas contenir plus.

Une fois les faux plafonds tombés, les murs mis à nu et les lambris dispersés façon puzzle, on avait une vue bien plus claire sur la structure de la maison. Et on s’est rendu compte qu’il allait être compliqué de créer une nouvelle trémie d’escalier comme prévu sur la maquette… Il aurait fallu couper au moins deux, voire trois des poutres énormes qui tiennent le plancher du premier étage, le seul qui est à peu près plat dans la maison. On a d’abord voulu faire face, et on a commencé à imaginer reprendre le poids des poutres sur des poteaux verticaux qui reposeraient sur un sol consolidé. Ensuite on s’est quand même demandé s’il n’y avait pas un moyen d’avoir un nouvel escalier sans trancher dans les poutres… Sébastien nous a donc dessiné de nouveaux plans avec un escalier parrallèle aux poutres et moins destructeur pour la maison, mais du coup pas forcément à sa place. Et tout ça pour finalement choisir de conserver l’escalier actuel, bien à l’abri dans sa cage d’escalier.

C’était ensuite le moment d’avancer un peu dans les choix techniques (sens de la pente sur la terrasse, choix des matériaux, etc.) et de faire des devis pour les parties du chantier qu’on laisse à des professionnels (charpente, maçonnerie, etc.). C’est en fait plus compliqué qu’il n’y paraît et heureusement que Sylvain nous épaule là-dessus.

Bon, et malgré les mois qui commencent à s’accumuler depuis qu’on a les clés de cette maison, il reste bien du boulot à abattre !

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