Nos premiers enduits !

(Et sans doute les premiers d’une longue série !).

Du coup Charlie et Lulu sont venus nous former aux enduits chaux – chanvre (qui sont devenus chaux – paillettes de lin) pour les murs que nous avions précédemment isolés en chaux – chanvre également (à savoir les murs côté rue – et les murs du 2ème et 3ème du côté où la maison du voisin n’est pas assez haute pour assurer la mitoyenneté : voir l’article sur l’Isolation Thermique Intérieure).

Pour l’isolation, nous avions une matière très chargée en chanvre, ici on vient mettre plus de chaux dans les enduits ainsi que du sable. Après plusieurs tentatives, voici ce qui a été notre recette parfaite :

2 volumes de chaux / 1,5 volume de paillettes de lin / 1,5 volume de sable 02 / 1,5 volume de sable 04 pour environ 1 volume d’eau (nous réalisions le mélange à sec dans la bétonneuse, attention à ajouter l’eau progressivement pour obtenir la texture voulue !).

Nous avons profité d’un fond de placard pour tester les différentes finitions : le talochage à l’éponge fait fortement ressortir le chanvre ou les paillettes de lin, nous avons souhaité une finition plus lisse. Pas évident d’apprendre à manier les outils au début, on s’y fait progressivement (et on abandonne l’idée d’un résultat final exempt de tout défaut !) (Yep, on passe notre temps à regarder les murs chez les gens maintenant aussi pour comparer).

Quelques petits conseils du coup :

  • Lors du remplissage de la canisse veiller à ce qu’elle ne gondole pas : au plus la couche d’isolant sera droite, au plus ce sera simple pour la suite : pas besoin de compenser certaines parties du mur avec l’enduit.
  • Attention à ne pas mettre trop d’eau dans l’enduit : il est possible d’en rajouter par la suite, par contre c’est compliqué de rattrapper un trop plein en rajoutant des petits volumes de matières sèches. A contrario, ne pas hésiter à mouiller un peu la matière quand celle-ci devient difficile à travailler.
  • Un mur commencé doit être fini sur la journée, et du coup faut s’y mettre tôt, surtout si comme nous vous travaillez en plein hiver : à partir de 17h on travaillait à la lumière des lampes de chantier, pas hyper pratique. Au-delà de ça, il faut anticiper aussi l’état de fatigue de fin de journée : concrètement, à partir d’une certaine heure, on est plus prompt à laisser tomber les finitions : « Fuck, j’en ai rien à carrer si y reste des trous dans le mur ou s’il est pas plan, RIEN A FOUTRE JE RENTRE ». Il faut le savoir, nos objectifs finaux sont inversement corrélés à l’heure de la journée, et du coup, il faut être efficaces dès le matin pour ne pas finir trop tard et soigner le travail.

 

Quelques photos du chantier enduits :

 

 

Merci à Chris, Alex et Simon qui sont venus nous filer de bons coups de mains sur ce chantier !

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